AMPK : le senseur énergétique qui décide comment votre muscle s’adapte à l’effort

AMPK, senseur énergétique musculaire activé par l’effort, stimulant l’oxydation des lipides, la biogenèse mitochondriale et la sensibilité à l’insuline.

Comment une seule enzyme, activée à chaque contraction musculaire, orchestre la respiration mitochondriale, le transport du glucose, l’oxydation des graisses, le recyclage cellulaire et, potentiellement, le vieillissement de tout l’organisme.

Chapeau

Chaque séance d’entraînement déclenche en quelques secondes une cascade moléculaire dont le point de départ est presque toujours le même : l’AMPK (AMP-activated protein kinase), enzyme qui détecte la baisse du niveau d’énergie dans la cellule musculaire et réoriente l’ensemble du métabolisme en conséquence. Cet article retrace sa structure moléculaire, ses kinases activatrices, son rôle dans la biogenèse mitochondriale, la régulation du glucose et des lipides, l’autophagie, son dialogue avec mTOR et SIRT1, la comparaison de onze modalités d’entraînement, un protocole hybride décrypté, les liens avec la longévité, et les populations cliniques bénéficiaires. Le niveau de preuve, systématiquement précisé, distingue les données précliniques des données humaines.


Messages clés

  • 🟢 L’AMPK est la “jauge à essence” de la cellule musculaire : elle s’active quand l’ATP manque, typiquement à l’effort, et déclenche des réactions pour en produire davantage et en économiser.
  • L’AMPK est un hétérotrimère αβγ dont seuls trois complexes dominent dans le muscle humain (α2β2γ1, α2β2γ3, α1β2γ1) ; son activation allostérique et covalente (Thr172) peut multiplier son activité par plus de 1000 (Hardie, Ross & Hawley, 2012).
  • L’intensité, plus que la durée, est le principal déterminant de l’activation de l’AMPK, le complexe α2β2γ3 étant fortement mobilisé en effort intense (HIIT, sprint) (Kristensen et al., 2015).
  • L’AMPK pilote la biogenèse mitochondriale via PGC-1α, démontrée chez l’humain par une hausse de 54 % de l’abondance nucléaire de PGC-1α après exercice d’endurance (Wright et al., 2010).
  • Contrairement à l’idée reçue, l’AMPK n’est pas le principal moteur de l’oxydation lipidique pendant l’exercice ; son rôle est plus net en récupération (Kjøbsted et al., 2018).
  • L’AMPK entretient un antagonisme moléculaire avec mTOR expliquant en partie l’“interférence” endurance/force, bien que les données récentes nuancent son ampleur pratique.
  • 🟢 Au-delà du muscle, l’AMPK est liée à plusieurs mécanismes du vieillissement, mais l’essentiel vient de l’animal ; chez l’humain, ce sont les bienfaits fonctionnels de l’exercice qui sont démontrés.
  • L’entraînement à haute intensité bénéficie à un large éventail de populations cliniques (obésité, diabète de type 2, syndrome métabolique, hypertension contrôlée, seniors), sous réserve de précautions spécifiques.

Introduction : pourquoi l’AMPK est le senseur énergétique central du muscle

Le muscle squelettique a des besoins énergétiques extrêmement variables, multipliés par plusieurs centaines lors d’une contraction intense, imposant un système de détection capable d’évaluer en temps réel l’écart entre demande et offre énergétique : c’est le rôle de l’AMPK, kinase hétérotrimérique conservée depuis la levure jusqu’à l’humain, qui répond à la hausse des ratios AMP/ATP et ADP/ATP consécutive à la contraction (Kjøbsted et al., 2018).

🟢 Imaginez l’ATP comme le carburant immédiatement disponible de la cellule musculaire : à l’effort, il se transforme en “résidus” (AMP, ADP) plus vite qu’il ne peut être régénéré. L’AMPK détecte cette accumulation et dit à la cellule “arrête de dépenser de l’énergie pour construire, priorité à la production d’énergie”.

L’AMPK n’est pas un interrupteur binaire, mais un intégrateur de signaux multiples (énergie, calcium, glucose, oxygène, dommages cellulaires) qui ajuste l’expression génique et le trafic de protéines clés comme GLUT4.


Structure moléculaire et mécanismes d’activation de l’AMPK

Un hétérotrimère à géométrie variable

L’AMPK se présente comme un complexe hétérotrimérique composé d’une sous-unité catalytique α (isoformes α1 ou α2) et de deux sous-unités régulatrices, β (β1 ou β2) et γ (γ1, γ2 ou γ3), soit théoriquement douze combinaisons (Hardie, 2007 ; Kjøbsted et al., 2018). La sous-unité α porte le domaine kinase, actif après phosphorylation réversible d’une thréonine en position 172 (Thr172). La sous-unité β sert d’échafaudage entre α et γ, avec un domaine de liaison au glycogène. La sous-unité γ est le véritable capteur énergétique, liant directement AMP, ADP et ATP sur ses domaines Bateman (Bateman, 1997).

Dans le muscle squelettique humain, trois combinaisons dominent : α2β2γ1 (65 % de l’expression, 30 % de l’activité basale), α2β2γ3 (20 % de l’expression, <5 % de l’activité basale) et α1β2γ1 (15 % de l’expression, 65 % de l’activité basale) (Kjøbsted et al., 2018), l’isoforme γ3 étant spécifique du muscle squelettique (fibres blanches de type IIb), associée uniquement à α2 et β2 (étude γ3, 2004).

🟢 Il existe plusieurs “versions” de l’AMPK dans le muscle. La version α2β2γ3, spécifique au muscle, se manifeste surtout lors d’efforts intenses.

Ces données descriptives (immunoprécipitation, biopsies musculaires) sont solides pour la description moléculaire mais insuffisantes pour des conclusions causales sur l’entraînement.

Figure 1. Activation moléculaire de l’AMPK

De l’AMP à l’activation : allostérie et phosphorylation covalente

La contraction musculaire diminue la charge énergétique cellulaire, augmentant les ratios AMP/ATP et ADP/ATP. L’activation de l’AMPK procède en deux étapes complémentaires (Kjøbsted et al., 2018 ; Xiao et al., 2011) : une activation allostérique (liaison de l’AMP aux domaines Bateman de la sous-unité γ, stimulant modérément l’activité kinase) et une activation covalente (cette liaison favorise la phosphorylation de Thr172 par les kinases amont et protège ce site de la déphosphorylation). L’effet combiné peut augmenter l’activité AMPK de plus de 1000 fois (Hardie, Ross & Hawley, 2012). Ce mécanisme “canonique” AMP/ADP-dépendant coexiste avec des voies “non canoniques” plus récentes, par lesquelles l’AMPK détecte aussi le glucose, le glycogène, les acides gras, ou des dommages lysosomaux et à l’ADN (Steinberg & Hardie, 2022).

Chez l’humain, l’activation de l’AMPKα2 dépend nettement de l’intensité (dès 40-50 % de VO2max), tandis que l’AMPKα1 semble davantage activée au-delà de 100 % de VO2max (Wojtaszewski et al., 2000 ; Chen et al., 2003). L’entraînement chronique atténue la réponse aiguë de l’AMPK à un exercice sous-maximal identique (McConell et al., 2005), données issues de biopsies humaines sur échantillons souvent petits (n = 6 à 12).


Les kinases amont : LKB1, CaMKKβ et TAK1

L’AMPK nécessite la phosphorylation de sa Thr172 par une kinase tierce ; trois candidats principaux ont été identifiés, avec des niveaux de preuve très différents.

LKB1, la kinase constitutivement active

LKB1 (Liver Kinase B1), en complexe avec STRAD et MO25, est la kinase amont principale responsable de la phosphorylation des complexes AMPK contenant α2, en réponse à la contraction musculaire (Sakamoto et al., 2005 ; Koh et al., 2006). Sa découverte en 2004 a marqué un tournant conceptuel : LKB1 est constitutivement active au repos ; c’est le changement conformationnel de l’AMPK induit par l’AMP/ADP qui la rend meilleur substrat pour LKB1, non l’inverse (Sakamoto et al., 2004).

🟢 LKB1 est comme un interrupteur toujours “prêt à s’allumer” : ce n’est pas lui qui change, c’est l’AMPK elle-même qui, “déformée” par l’AMP, devient plus facile à activer.

Chez la souris, la délétion musculo-spécifique de LKB1 abolit l’activation de l’AMPK et la captation de glucose à la contraction, sans modèle équivalent chez l’humain (Koh et al., 2006 ; Thomson et al., 2007).

CaMKKβ, l’activation calcium-dépendante

La CaMKKβ constitue une voie alternative à LKB1, phosphorylant préférentiellement l’AMPKα1 lors d’exercices prolongés de faible intensité (Hawley et al., 2005 ; Woods et al., 2005) : elle répond au calcium intracellulaire, indépendamment du statut énergétique, avec un rôle quantitativement moindre (Kjøbsted et al., 2018). La caféine induit ainsi une libération de calcium activant préférentiellement CaMKK-AMPKα1 en muscle isolé de rongeur (revue caféine, 2026), niveau préclinique.

TAK1, une kinase amont controversée

TAK1 (MAP3K7) a été proposée comme troisième kinase amont directe de l’AMPK (revue Exp. Mol. Med., 2016), sans consensus établi (revue, 2018). Son rôle est mieux documenté comme régulateur autonome de la masse musculaire : chez la souris, son inactivation provoque une atrophie sévère et une hausse de la phosphorylation AMPK (Hindi et al., 2018), preuve exclusivement préclinique.

Encadré 1 : Comment mesure-t-on l’activation de l’AMPK ?

Dans la quasi-totalité des études citées, l’activation de l’AMPK est mesurée indirectement : phosphorylation de Thr172 par western blot (mesure la plus fréquente), activité kinase in vitro, phosphorylation de substrats en aval (ACC), ou marqueurs transcriptionnels (ARNm de PGC-1α, GLUT4), renseignant sur les conséquences fonctionnelles plutôt que sur l’activation elle-même.

🟢 Il n’existe pas de méthode simple pour mesurer l’AMPK chez un sportif hors laboratoire : pour les modalités “fonctionnelles” (CrossFit, Farmer Carry, kettlebell), les niveaux rapportés restent des estimations, non des mesures directes.

Messages clés : LKB1 est la kinase amont dominante, constitutivement active (c’est l’AMPK, modifiée par l’AMP, qui devient meilleur substrat, pas LKB1 qui s’active) ; CaMKKβ répond au calcium et active préférentiellement l’AMPKα1 ; TAK1 reste controversée comme kinase AMPK. Ces mécanismes reposent majoritairement sur des données précliniques.


AMPK et biogenèse mitochondriale : le rôle pivot de PGC-1α

Son rôle le mieux documenté chez l’humain est la stimulation de la biogenèse mitochondriale, via le contrôle de PGC-1α et de NRF1 (Jørgensen et al., 2007 ; Zong et al., 2002). L’AMPK phosphoryle directement PGC-1α, activant son propre promoteur et une multitude de gènes mitochondriaux (Jäger et al., 2007), une boucle d’auto-amplification démontrée sur des résidus spécifiques (Thr177, Ser538).

🟢 PGC-1α est le “chef d’orchestre” de la fabrication de nouvelles mitochondries. L’AMPK est le signal qui l’allume lorsque le muscle a besoin de plus de capacité de production d’énergie à long terme.

Chez l’humain, un exercice d’endurance aigu augmente l’abondance nucléaire de PGC-1α de 54 % dans le muscle entraîné, avec une hausse d’environ cinq fois de la phosphorylation d’ACC (Wright et al., 2010), suggérant que l’AMPK, avec p38 MAPK, contribue à sa translocation nucléaire. PGC-1α subit une double régulation post-traductionnelle : phosphorylation par l’AMPK et acétylation/désacétylation par GCN5 (inhibitrice) et SIRT1 (activatrice) (Lerin et al., 2006), l’AMPK augmentant le ratio NAD⁺/NADH et l’activité de SIRT1 ; sa coactivation transcriptionnelle passe aussi par NRF1, NRF2 et ERRα, aboutissant à l’activation de TFAM et à la réplication de l’ADN mitochondrial (revue, 2025), et contrôle SIRT3 via ERRα (Brandauer et al., 2015).

Preuve mécanistique forte chez la souris, corrélationnelle chez l’humain sur petits effectifs. L’entraînement en endurance régulier reste le principal levier non pharmacologique de la biogenèse mitochondriale humaine ; HIIT et endurance continue produisent des effets comparables à travail total équivalent (Bartlett et al., 2012).

Messages clés : l’AMPK phosphoryle directement PGC-1α, déclenchant une boucle d’auto-amplification démontrée chez l’humain (+54 % après exercice d’endurance) ; cette régulation combine phosphorylation (AMPK) et désacétylation (SIRT1) ; HIIT et endurance continue produisent des effets comparables à travail total équivalent.


AMPK, GLUT4 et métabolisme du glucose

L’AMPK régule aussi le transport du glucose, à deux niveaux : la translocation aiguë de GLUT4 vers la membrane plasmique, et la transcription à long terme de son gène.

Translocation aiguë et régulation transcriptionnelle

L’AMPK phosphoryle TBC1D1 et TBC1D4 (AS160), protéines GAP pour les Rab, dont l’inhibition permet la fusion des vésicules GLUT4 avec la membrane plasmique (Chavez et al., 2008 ; Kjøbsted et al., 2016-2017). Chez la souris, la mutation de TBC1D1 sur quatre sites AMPK réduit d’environ 35 % la captation de glucose induite par la contraction (Vichaiwong et al., 2010) ; une étude plus récente précise que la captation pendant l’exercice ne dépendrait pas nécessairement de l’AMPK, mais que l’activité AMPKγ3 serait fortement corrélée à la captation en récupération post-exercice (étude AMPKγ3, 2023), suggérant un rôle surtout dans la reconstitution des réserves post-effort.

L’AMPK phosphoryle aussi HDAC5, levant la répression sur MEF2 et augmentant sa liaison au promoteur de GLUT4 (McGee et al., 2008) ; une injection d’AICAR augmente l’expression de PGC-1α, hexokinase II et GLUT4 chez les souris sauvages mais pas chez les souris déficientes en AMPKα2 (Jørgensen et al., 2007), bien que l’exercice aigu induise une réponse génique GLUT4 similaire chez les deux génotypes, suggérant une redondance mécanistique.

🟢 Après une séance d’entraînement, votre muscle devient temporairement plus sensible à l’insuline et capte mieux le glucose sanguin, en partie grâce à l’AMPK, effet qui se cumule avec la régularité.

Plusieurs études montrent que l’AMPK est nécessaire à la sensibilité à l’insuline accrue après l’exercice, via TBC1D4 (Kjøbsted et al., 2017 ; Treebak et al., 2009) : preuve préclinique forte pour la causalité, observationnelle chez l’humain.


AMPK et oxydation lipidique : une nuance importante

L’AMPK est classiquement présentée comme régulant l’oxydation des acides gras via la phosphorylation inhibitrice de l’ACC2, qui réduit la production de malonyl-CoA (inhibiteur de la CPT1, enzyme limitante du transport des acides gras dans la mitochondrie), facilitant en théorie l’oxydation lipidique. La littérature récente nuance fortement ce modèle pour l’exercice pendant l’effort : la mutation ACC2 Ser212Ala chez la souris empêche l’AICAR d’augmenter l’oxydation lipidique, mais cette phosphorylation ne joue pas de rôle significatif pendant la contraction elle-même (O’Neill et al., 2014 ; O’Neill et al., 2015), et l’AMPK n’est pas non plus essentielle à la translocation de FAT/CD36 pendant la contraction ex vivo (Jeppesen et al., 2011).

🟢 L’idée répandue “l’AMPK fait brûler les graisses pendant l’effort” est trop simple : son rôle est en réalité plus marqué après l’effort, pendant la récupération.

La régulation de l’oxydation lipidique par l’AMPK semble plus pertinente en récupération post-exercice, où la baisse d’ACC et de malonyl-CoA est associée à une oxydation accrue des acides gras (Rasmussen et al., 1998 ; Frøsig et al., 2009), preuve majoritairement préclinique (Kjøbsted et al., 2018). Le timing nutritionnel en récupération pourrait ainsi avoir un impact plus déterminant que l’intensité elle-même.


AMPK, autophagie et mitophagie : le nettoyage cellulaire

Il reste à comprendre comment l’AMPK intervient dans l’élimination des composants cellulaires endommagés, processus central pour la santé musculaire à long terme.

Autophagie : la phosphorylation d’ULK1

L’AMPK active l’autophagie via la phosphorylation directe d’ULK1 (orthologue mammalien d’Atg1) sur plusieurs sites, en antagonisme avec mTORC1 qui phosphoryle ULK1 sur un site distinct pour l’inhiber en conditions nutritionnelles riches (revue AMPK/mTORC1, 2024) ; quand l’AMPK est activée et mTORC1 inhibée, ULK1 initie la formation de l’autophagosome, structure qui séquestre les composants à recycler.

🟢 L’autophagie est le service de nettoyage de la cellule. L’AMPK est l’un des principaux signaux qui le déclenchent lorsque l’énergie devient rare, comme pendant un effort physique ou un jeûne.

Chez la souris, une course aiguë provoque un stress oxydatif mitochondrial (3-12h) puis de la mitophagie (6h), précédés d’une hausse de phosphorylation d’AMPK-Thr172 et d’ULK1-Ser555 (Laker et al., 2017), modèle remis en question par une étude de 2023 suggérant qu’en stress énergétique aigu, l’AMPK inhiberait plutôt ULK1 (Nat. Commun., 2023 ; Autophagy, 2023) : le champ est en pleine révision, sans donnée humaine directe.

Mitophagie : la voie PINK1/Parkin

La mitophagie, élimination sélective des mitochondries endommagées, est clé pour la qualité mitochondriale musculaire, particulièrement avec le vieillissement. La voie PINK1/Parkin est la mieux caractérisée : PINK1 s’accumule sur les mitochondries dépolarisées, recrutant Parkin qui ubiquitine les protéines de la membrane externe pour cibler l’organite vers la dégradation. Le lien AMPK-mitophagie passe par AMPK-ULK1, mais aussi par la phosphorylation de MFF, qui favorise la fission mitochondriale préalable (Toyama et al., 2016, cité dans Kjøbsted et al., 2018) ; l’AMPK agit en amont de PINK1 via ULK1, qui phosphoryle Parkin en quelques minutes, signal précoce précédant PINK1 (30-60 min) (Front. Aging Neurosci., 2022). Les souris knock-out AMPK musculo-spécifique montrent une mitophagie altérée au jeûne et des anomalies accrues avec l’âge (Laker et al., 2017).

Le type de preuve est exclusivement préclinique ; la littérature sur le lien AMPK-PINK1/Parkin chez l’humain reste très limitée.

Messages clés : l’AMPK active l’autophagie via ULK1, mécanisme en révision, des travaux récents suggérant un rôle inhibiteur en stress aigu ; la mitophagie (PINK1/Parkin) est régulée en amont par l’AMPK via ULK1 et MFF, données quasi exclusivement précliniques.


Le triangle AMPK-mTOR-SIRT1 : équilibre entre catabolisme et anabolisme


Figure 2. Réseau AMPK–mTOR–PGC-1α–SIRT1

L’AMPK dialogue avec deux autres grands régulateurs cellulaires : mTOR, moteur de la croissance et de la synthèse protéique, et SIRT1, désacétylase dépendante du NAD⁺.

AMPK-mTOR : un antagonisme métabolique à double sens

L’AMPK et mTORC1 exercent des effets opposés : l’AMPK favorise le catabolisme producteur d’ATP, mTORC1 l’anabolisme consommateur d’ATP. Cet antagonisme passe par deux mécanismes directs : la phosphorylation de TSC2, qui réduit l’activation Rheb-GTP-dépendante de mTORC1 (Inoki et al., cité dans Cold Spring Harb. Perspect. Biol.), et la phosphorylation directe de Raptor, qui inhibe mTORC1 indépendamment de TSC2 (Gwinn et al., 2008).

🟢 Une entreprise doit choisir entre construire (anabolisme, mTOR) ou économiser ses ressources en pénurie (catabolisme, AMPK) : ces deux “directions” s’inhibent mutuellement.

Cette double inhibition constitue un “point de contrôle métabolique” arrêtant la croissance cellulaire en cas de déficit énergétique. Une découverte de 2020 montre même l’inverse : mTORC1 peut inhiber directement l’AMPK (étude, 2020).

L’hypothèse d’interférence de l’entraînement concurrent

Cet antagonisme est à l’origine de “l’hypothèse d’interférence” : l’endurance pourrait limiter les gains d’hypertrophie/force de la résistance lorsqu’elles sont combinées. Une méta-analyse de référence (Wilson et al., 2012, 21 études) rapporte une réduction des gains de force d’environ 31 %, d’hypertrophie d’environ 12 % et de puissance d’environ 18 %, effet plus marqué avec une endurance ≥ 3 séances/semaine, > 40 minutes, ou en course à pied ; une méta-analyse plus récente nuance ce constat (Huiberts et al., 2024, 46 essais) avec un effet plus modeste sur l’hypertrophie (-0,23), moindre chez les hommes (-0,15) que chez les femmes (-0,31), et une résistance accrue chez les sujets entraînés (Wilson et al., 2012 ; Huiberts et al., 2024).

Des données plus fines nuancent encore l’hypothèse simple : chez des hommes entraînés, après un HIIT suivi de repos puis d’un exercice de résistance, la phosphorylation AMPK-Thr172 triple, mais S6K1 augmente malgré tout sans inhibition apparente de mTORC1, suggérant une tolérance chez le muscle entraîné (Apró et al., 2015, cité dans revue 2025) ; une étude de 2021 chez des athlètes d’endurance ne retrouve pas non plus d’interférence moléculaire aiguë (Scientific Reports, 2021).

Le mécanisme moléculaire est de niveau préclinique, fort et reproductible ; l’interférence globale s’appuie sur des méta-analyses humaines de niveau élevé. En pratique : séparer endurance et résistance de plusieurs heures, limiter le volume d’endurance concurrent (< 3 séances/semaine, < 40 minutes) et privilégier le vélo à la course à pied (Wilson et al., 2012).

AMPK-SIRT1 : le rôle du NAD⁺

SIRT1 est une désacétylase NAD⁺-dépendante couplée à l’AMPK par une boucle croisée : l’étude fondatrice de Cantó et al. (2009) établit que l’activation de l’AMPK dans le muscle (metformine, jeûne, exercice) augmente le ratio NAD⁺/NADH, activant SIRT1, qui désacétyle alors PGC-1α (Cantó et al., 2009). L’AMPK déclenche cette désacétylation de PGC-1α et FOXO1 ; chez les souris déficientes en AMPK, l’activation de SIRT1 est défaillante, confirmant que l’AMPK précède SIRT1 (Cantó et al., 2010), en partie via le maintien des niveaux de NAMPT (Brandauer et al., 2013). Une boucle réciproque existe aussi : SIRT1 peut désacétyler LKB1, activant l’AMPK en retour (Lan et al., 2008).

Cette boucle est pertinente pour le vieillissement musculaire : les niveaux de NAD⁺ diminuent avec l’âge et dans les myopathies mitochondriales (Gomes et al., 2013 ; Khan et al., 2014), motivant un intérêt croissant pour les précurseurs de NAD⁺ (nicotinamide riboside, NMN), essais humains encore précoces.

Messages clés : l’AMPK inhibe mTORC1 par deux mécanismes directs (TSC2, Raptor), créant un point de contrôle catabolisme/anabolisme ; l’entraînement concurrent peut réduire les gains de force/hypertrophie, mais l’effet est plus modeste dans les méta-analyses récentes et diminue chez les sujets entraînés ; l’AMPK et SIRT1 forment une boucle croisée dépendante du NAD⁺, pertinente pour le vieillissement musculaire mais avec des preuves humaines encore limitées.


Quel entraînement active le mieux l’AMPK ? Comparaison de onze modalités

Quels entraînements sollicitent le plus fortement cette voie ? La littérature est riche et robuste pour l’endurance, le HIIT et le SIT, avec des mesures directes de phosphorylation AMPKα Thr172 chez l’humain, mais plus limitée pour la musculation, et quasi inexistante pour le CrossFit, le Farmer Carry, le Sled Push, la corde à sauter et le kettlebell : les niveaux rapportés dans le tableau ci-dessous pour ces modalités sont donc des extrapolations raisonnées, fondées sur les données physiologiques mesurées (VO2, FC, lactate, RPE) et les relations dose-réponse entre intensité, déplétion de glycogène et activation de l’AMPK.

Le principe unificateur : la charge énergétique cellulaire comme signal

L’AMPK est activée lorsque le ratio AMP/ATP (et ADP/ATP) local s’élève à la suite d’une hydrolyse d’ATP dépassant la capacité de resynthèse immédiate, ce qui explique pourquoi l’intensité, et non la durée seule, est le déterminant principal de son activation, notamment dans les fibres de type II (glycolytiques rapides), à capacité oxydative proportionnellement plus faible que les fibres de type I (Torma et al., 2019, Sports Med Health Sci.). Kristensen et al. (2015) illustrent ce principe : la phosphorylation Thr172 augmente de 184 % dans les fibres de type II après HIIT, mais pas après un exercice continu d’intensité modérée apparié en travail total (Kristensen et al., 2015, J Physiol) : la différence n’est pas le volume, mais le taux instantané de demande d’ATP par fibre.

🟢 Dix minutes de sprint intense sollicitent davantage l’AMPK que trente minutes de marche, même à énergie totale dépensée similaire : c’est la vitesse de consommation d’énergie qui compte le plus.

Tableau 1 : comparaison de l’activation de l’AMPK selon la modalité d’entraînement


Figure 3. Comparaison des modalités d’entraînement et activation AMPK

ModalitéIntensité typiqueDurée typiqueActivation AMPK (Thr172)Activation PGC-1αEPOCAdaptations principales
Endurance continue (MICT)50-75 % VO2max, RPE 11-1330-60 minModérée [D]Modérée (ARNm ↑3,8×)Faible (~101-159 kJ)Biogenèse mitochondriale type I, ↑VO2max
HIIT (ex. 4×4 min)80-95 % VO2max, RPE 15-1815-40 minÉlevée [D] (↑184 % type II, Kristensen et al., 2015)Élevée (abondance nucléaire accrue)Modérée-élevée (~136-289 kJ)Adaptations mitochondriales > continu apparié
Sprint Interval Training (SIT)Supramaximal >100 % VO2max, RPE 18-20Sprints ≤30s ×4-8, 15-25 minTrès élevée [D]Élevée malgré faible volumeÉlevée (~241 kJ, la plus haute, Sousa et al., 2021)Gains mitochondriaux rapides malgré volume faible
Musculation (résistance)65-85 % 1RM, RPE 15-19/série45-75 minModérée [D] (AMPKα2 ↑75 %, Dreyer et al., 2006)Faible-modérée (transcrits inchangés à 12 sem., Porter et al., 2015)Modérée-élevéeComplexe I mitochondrial ↑2×, adaptation qualitative
CrossFit (WOD mixte)FC 86-97 % FCmax, RPE 17-194-23 minÉlevée [E] analogie HIIT/SITÉlevée [E]Probablement élevéGains combinés force + cardio, preuve faible
Farmer Carry (portage)Charge 50-100 %+ poids de corps20-60s ×sériesModérée-élevée [E]Modérée [E]Probablement modéré↑force de préhension, endurance du tronc
Sled PushCharge 50-125 %+ poids de corps10-40s ×sériesÉlevée [E]Élevée [E]Probablement élevé↑puissance/vitesse sprint à court terme
Corde à sauter57-92 % VO2max, RPE 13-1710-20 minModérée [E], entre MICT et HIITModérée [E]Modéré (MET 10-12,5)↑VO2max démontré après 8 semaines
Kettlebell (swings, complexes)VO2 65-78 % VO2max10-20 min ou TabataModérée [E]Modérée [E]Modéré↑VO2max sur 4 semaines (protocole snatch)
Rameur (ergomètre)96-98 % VO2max (2000m)~6 min max, ou intervallesÉlevée [E] analogie SIT/HIITÉlevée [E]Élevé (dette O2 ~13,4 L)VO2max parmi les plus élevés enregistrés (~67,6 mL/kg/min chez élite)
Assault Bike / Air BikeSupramaximal, RPE 18-20 sur sprintsSprints 10-20s répétésÉlevée [E] analogie SIT cyclismeÉlevée [E]Probablement élevéSollicitation cardiovasculaire corps entier maximale

[D] = donnée AMPK humaine directe pour cette modalité ; [E] = extrapolée par analogie physiologique. Sources détaillées dans la liste de références en fin d’article.

Pourquoi les efforts glycolytiques intenses et répétés activent le plus fortement l’AMPK

Trois caractéristiques convergentes expliquent la supériorité du HIIT, du SIT et, par extrapolation, du CrossFit sur l’endurance continue modérée : un taux de déplétion d’ATP maximal par unité de temps lors des sprints ou intervalles à 90-95 % VO2max (Torma et al., 2019), le recrutement préférentiel des fibres de type II à faible capacité oxydative de réserve, et la répétition des efforts avec récupération incomplète, expliquant en partie l’EPOC élevé. Un second signal s’y ajoute : la déplétion du glycogène musculaire, longtemps supposée impliquer une liaison directe de l’AMPK au glycogène, est remise en cause par une revue récente montrant l’absence de cette liaison in vivo chez le rongeur (Essays in Biochemistry, 2024) : elle coïncide avec, et amplifie, l’élévation du ratio AMP/ATP, plutôt que de l’activer directement.

Pour les modalités hybrides (Farmer Carry, Sled Push, kettlebell, corde à sauter), l’absence de biopsie directe empêche une conclusion causale ferme, mais ces exercices se situent sur un continuum entre l’effort de résistance à charge élevée (PCr-dominant) et l’effort cardio-métabolique cyclique ; le rameur et l’assault bike, par leur intensité proche de VO2max et leur engagement corps entier, partagent le profil métabolique du SIT/HIIT, extrapolation à confirmer.

Messages clés : l’activation de l’AMPK suit un gradient dose-intensité clair (maximal pour le SIT, élevé pour le HIIT, modéré pour la musculation et les modalités hybrides, modéré à faible pour l’endurance continue). La rareté des biopsies pour les modalités fonctionnelles appelle des recherches dédiées.


Étude de cas : le protocole Farmer Carry + corde à sauter décrypté


Figure 4. Chronologie du protocole Farmer Carry + corde à sauter

Analysons un protocole hybride représentatif de l’entraînement fonctionnel contemporain : 45 secondes de Farmer Carry à 70 kg (environ 35 kg/main), immédiatement suivies de 30 à 100 sauts à la corde, puis 2 minutes de récupération, répété sur 4 à 8 tours. Aucune étude publiée n’a testé cette combinaison exacte : l’analyse extrapole à partir de trois corpus distincts (biomécanique des loaded carries/strongman, physiologie de la corde à sauter, exercice intermittent).

Recrutement musculaire et facteur limitant

Les études EMG montrent, pour la phase Farmer Carry, un recrutement massif de la chaîne postérieure et des stabilisateurs, avec des forces au sol supérieures de +240-247 % à la marche non chargée (Keogh et al., Bond University) et des niveaux d’activation extrêmes (grand dorsal 152 % MVC) (Hybrid Pro Coach, citant PMC6901656). Le grip reste le facteur limitant, avec des baisses de force de préhension de 8,5 à 10,1 % après séries répétées (Retos, 2025) ; pour la corde, le triceps sural et le tibial antérieur sont fortement sollicités en pliométrie répétée (Children (MDPI), 2022).

🟢 Dans ce type d’exercice, c’est généralement votre force de préhension qui lâche avant vos jambes ou votre cœur, comme le confirment les données EMG.

Profil métabolique et activation attendue de l’AMPK et de mTOR

Le Compendium of Physical Activities situe le strongman/loaded carry entre 6 et 8 METs (Compendium 2024), et la corde à sauter à 8,8-12,3 METs selon le rythme (2011 Compendium) : pour un tour du protocole combiné, l’estimation raisonnable est de 9 à 12 METs en moyenne (31-42 mL/kg/min), une FC de 80-90 % FCmax en fin de phase corde (thèse WKU ; PubMed) et un pic de lactate de 8 à 14 mmol/L par analogie avec le strongman et le rope skipping intensif (thèse AUT ; PubMed).

Plusieurs mécanismes convergent en faveur d’une activation AMPK élevée : occlusion vasculaire partielle et hypoxie des avant-bras pendant le carry, déplétion de phosphocréatine, et intensité glycolytique de la corde supérieure au seuil de 60 % VO2max associé à l’activation de l’AMPK (Hardie, 2009), inférence mécanistique et non mesure directe. Pour mTOR, la séquence “charge lourde puis cardio intense” (l’ordre suivi ici) préserve mieux la signalisation mTOR que l’ordre inverse (Physiological Reports, 2020), bien que l’activation AMPK de la phase corde puisse partiellement l’atténuer.

Tableau 2 : Farmer Carry + corde à sauter versus HIIT classique

DimensionFarmer Carry (45s/70kg) + CordeHIIT classique (30/30 ou 4×4 Norvégien)
Filière dominante phase 1ATP-PCr puis relais glycolytique rapideGlycolytique (30/30) ou mixte (4×4)
VO2/MET estimés~9-12 METs (extrapolé)4×4 : proche VO2max en fin d’intervalle (90-95 %)
FC attendue70-90 % FCmax, dérive cumulative probable4×4 : 85-95 % FCmax ; 30/30 : 80-90 % FCmax
Lactate sanguin pic~8-14 mmol/L (estimé)30/30 : 8-12 mmol/L ; 4×4 : 4-8 mmol/L
AMPKProbablement élevée (stress mécanique + métabolique + hypoxie locale)Bien documentée, robuste, notamment intervalles courts
mTORActivation significative dans muscles chargés ; ordre favorable au maintien du signalFaible à négligeable (peu de tension mécanique lourde)
Adaptations force/préhensionGain spécifique et important attenduAbsent ou minime
Adaptations VO2maxModérées, probablement inférieures au HIIT dédiéSolides et documentées : +10-15 % en 8-12 semaines (Norwegian 4×4 Guide)
Niveau de preuve globalFaible à modéré : extrapolation à partir de littératures adjacentesÉlevé : protocoles très largement étudiés

Après 12 semaines, les projections les plus solides concernent l’endurance musculaire locale (grip, mollets, tronc) et une forte amélioration de la force de préhension (effet large d = 0,99, The Sport Journal, 2025), l’amélioration du VO2max restant modeste. Ces projections combinent des littératures disjointes : aucune étude n’a suivi une cohorte sur ce protocole exact, limite méthodologique majeure.

Messages clés : ce protocole combine stress mécanique lourd (carry) et stress glycolytique cyclique (corde), avec le grip comme facteur limitant documenté ; l’ordre “charge lourde puis cardio” favorise le maintien du signal mTOR tout en générant probablement une forte activation de l’AMPK ; aucune donnée directe n’existe sur ce protocole exact, toutes les valeurs étant des extrapolations à interpréter avec prudence.


AMPK et longévité : au-delà du muscle


Figure 5. Modèle intégratif AMPK exercice–longévité

L’AMPK est proposée comme régulateur clé de la “dérégulation de la détection des nutriments”, un des “hallmarks of aging” reconnus, aux côtés de mTOR, IGF-1/insuline et des sirtuines : sa capacité d’activation décline avec l’âge chez le rongeur, et son activation pharmacologique ou génétique prolonge la durée de vie chez la levure, C. elegans et la drosophile (Physiology, 2011 ; Discoveries, 2015).

🟢 Nuance essentielle : la quasi-totalité de ces données vient de modèles précliniques (souris, C. elegans, drosophile). Chez l’humain, c’est l’effet fonctionnel de l’exercice qui est démontré, pas l’AMPK comme cause isolée du vieillissement ralenti.

Inflammaging, stress oxydant et santé cardiovasculaire

L’AMPK exerce un effet anti-inflammatoire en inhibant NF-κB, via SIRT1 et la modulation de l’inflammasome NLRP3, contrant l’“inflammaging” (PubMed, 2022). La perte de mitophagie avec l’âge alimente un cercle vicieux (mitochondries endommagées, radicaux libres, voies pro-inflammatoires, suppression additionnelle de PINK1/AMPK) (Front. Aging Neurosci., 2026), et régule aussi les défenses antioxydantes via l’axe Bmal1/NRF2/ARE (Cells, 2022), preuve essentiellement mécanistique et préclinique. Sur le plan vasculaire, l’activation de l’AMPK endothéliale stimule la production de monoxyde d’azote via la phosphorylation de l’eNOS (thèse UWaterloo, 2011) ; chez le rongeur, son activation aiguë induit hypotension et relaxation vasculaire, accentuée chez le rat hypertendu, et un activateur expérimental (O304) améliore la fonction cardiaque de la souris âgée, imitant partiellement l’exercice (Commun. Biol., 2021), preuve quasi exclusivement préclinique.

Diabète de type 2, syndrome métabolique et neurodégénération

L’AMPK est une cible pivot du contrôle glycémique : son activation augmente l’oxydation des acides gras, inhibe la lipogenèse et supprime la production hépatique de glucose indépendamment de l’insuline (PubMed, 2009). La metformine l’active, probablement via l’inhibition du Complexe I mitochondrial, mais des mécanismes indépendants contribuent aussi à son efficacité (PubMed, 2020) ; l’essai MILES teste si elle rapproche le profil transcriptomique de sujets âgés de celui de sujets jeunes (Discoveries, 2015), sans équivalence établie avec les bénéfices de l’exercice, qui agit par des voies multiples non reproductibles pharmacologiquement.

Dans le système nerveux central, l’AMPK a un rôle ambivalent : son activation favorise l’autophagie et la clairance de protéines mal repliées (amyloïde, α-synucléine), mais une activation excessive peut aggraver l’atrophie neuronale selon le contexte (J. Parkinson’s Dis., 2018). Pour Parkinson, la voie PINK1/Parkin/AMPK est centrale : le vieillissement réduit l’expression de Pink1, favorisant l’agrégation d’α-synucléine, alors que l’exercice régule positivement PINK1-Parkin, PGC-1α et BDNF (Front. Aging Neurosci., 2026). Pour Alzheimer, des composés expérimentaux comme le magnolol améliorent en préclinique les pathologies amyloïdes via l’axe AMPK/mTOR/ULK1 (ScienceDirect, 2023), preuve quasi exclusivement préclinique ; aucun essai clinique avancé ne démontre qu’un activateur de l’AMPK prévient ces maladies chez l’humain.

Sarcopénie

Dans le muscle vieillissant, l’AMPK a un rôle dual : elle favorise la biogenèse mitochondriale et la clairance des mitochondries dysfonctionnelles, mais peut aussi promouvoir la dégradation protéique autophagique, équilibre dont l’issue nette sur la masse musculaire reste incertaine (Age, 2013). Chez la souris, la kinase DNA-PK, plus active avec l’âge, inhibe l’AMPK musculaire via le blocage du chaperon HSP90α ; son inhibition restaure l’AMPK et protège contre le diabète de type 2 (Physiological Reviews, 2018). Chez l’humain, l’activation musculaire de l’AMPK dépend fortement de l’intensité (isoforme α2 activée à haute intensité seulement) et n’interfère pas avec l’hypertrophie en réponse à l’entraînement de résistance (Discoveries, 2015). De multiples méta-analyses de RCT montrent que l’entraînement en résistance améliore force, vitesse de marche et performance fonctionnelle chez les personnes âgées sarcopéniques, avec des effets inconstants sur la masse musculaire elle-même (PubMed, 2021 ; Aging and Disease, 2020 ; J. Cachexia Sarcopenia Muscle, 2025), avec une dose optimale d’environ 1220 MET-minutes/semaine identifiée pour la force de préhension, et un seuil minimal de 600 MET-minutes/semaine pour la vitesse de marche (PubMed, 2025).

Encadré 2 : Ce que l’on ne sait pas (encore) sur l’AMPK et la longévité

  • Le rôle exact de l’AMPK dans l’autophagie est en révision (2023) : elle pourrait inhiber, plutôt qu’activer, ULK1 en stress énergétique aigu.
  • Aucun essai humain de grande ampleur n’a démontré qu’un activateur pharmacologique (AICAR, O304) prolonge la vie humaine de façon causale.
  • La contribution isolée de l’AMPK, distincte des autres effets de l’exercice ou de la metformine, reste difficile à établir chez l’humain.
  • Les essais en cours (MILES) rapportent des biomarqueurs de substitution, pas des critères cliniques durs (mortalité, incidence de maladies).

Messages clés : l’AMPK est liée à plusieurs “hallmarks of aging” (autophagie, mitophagie, inflammaging, stress oxydant, santé vasculaire, neurodégénération, sarcopénie), mais surtout via des modèles précliniques ; les preuves humaines directes restent très limitées. Ce qui est démontré chez l’humain, ce sont les bénéfices fonctionnels de l’exercice, l’AMPK n’étant qu’un médiateur parmi d’autres ; les activateurs pharmacologiques, y compris la metformine, ne sont pas des équivalents validés de l’exercice.


Applications cliniques : qui devrait s’entraîner pour activer son AMPK ?

Traduisons ces mécanismes en recommandations concrètes. L’activation de l’AMPK par l’exercice favorise la translocation de GLUT4, l’oxydation des acides gras, la biogenèse mitochondriale et l’autophagie musculaire, avec en corollaire une inhibition de mTORC1 (Diabetes & Metabolism Journal, 2013). Ces mécanismes sont insulino-indépendants, ce qui en fait une cible thérapeutique particulièrement intéressante dans les états d’insulinorésistance.

Obésité, diabète de type 2 et prédiabète

L’obésité s’accompagne d’une réduction de l’activité AMPK musculaire et d’une accumulation de lipides intramyocellulaires favorisant l’insulinorésistance ; le HIIT améliore davantage la VO2max (+1,83 mL/kg/min) et réduit plus la masse grasse (-1,69 %) que l’entraînement continu, sans différence sur l’IMC (Obesity Science & Practice, 2017), niveau de preuve élevé. Chez le diabétique de type 2, le muscle présente une AMPK basale réduite ; l’exercice active la voie AMPK-TBC1D4, restaurant un captage de glucose insulino-indépendant conservé malgré la maladie (Diabetes & Metabolism Journal, 2013), avec supériorité ou équivalence du HIIT sur l’HbA1c et la sensibilité à l’insuline ; il faut rechercher les complications microvasculaires (rétinopathie, néphropathie, neuropathie) avant toute prescription intense, la neuropathie autonome altérant la réponse chronotrope (Postgraduate Medical Journal, 2013). Chez les prédiabétiques, l’exercice intense améliore la sensibilité insulinique d’environ 50 % dès les premières séances, indépendamment de la perte de poids (ClinicalTrials.gov NCT05435196), preuve modérée à élevée pour ces trois populations.

Hypertension artérielle et syndrome métabolique

L’activation de l’AMPK améliore la fonction endothéliale et la biodisponibilité du monoxyde d’azote. Une méta-analyse de 7 RCT montre une réduction modeste de la pression systolique sous HIIT (-3,00 mmHg), de pertinence clinique limitée (PubMed, 2024). L’hypertension sévère non contrôlée (PAS ≥180 ou PAD ≥110 mmHg) constitue une contre-indication absolue au HIIT et au CrossFit jusqu’à équilibration tensionnelle (StatPearls, 2023). Le syndrome métabolique (adiposité viscérale, dyslipidémie, hyperglycémie, hypertension) est sensible à l’activation de l’AMPK : une méta-analyse de 23 RCT (1374 participants, Br J Sports Med 2024) montre que le HIIT améliore le tour de taille (-4,12 cm), la pression systolique (-6,05 mmHg), la pression diastolique (-3,68 mmHg), le HDL (+0,12 mmol/L), les triglycérides (-0,34 mmol/L) et la glycémie à jeun (-0,35 mmol/L), avec des effets comparables au MICT (British Journal of Sports Medicine, 2024) : niveau de preuve élevé.

Insuffisance cardiaque stable

Dans l’insuffisance cardiaque, la myopathie squelettique périphérique contribue à l’intolérance à l’effort ; l’activation AMPK par le HIIT stimule la biogenèse mitochondriale musculaire. L’essai SMARTEX-HF n’a pas montré de supériorité du HIIT sur le remodelage ventriculaire ni le VO2 de pointe par rapport au MICT (SMARTEX, Eur J Prev Cardiol.), tandis qu’un essai plus récent rapporte une supériorité du HIIT supervisé (International Journal, 2024), niveau de preuve modéré aux résultats contrastés. Le taux d’événements majeurs reste faible sous HIIT supervisé (environ 1/17 000 séances, JAHA, 2018). Le HIIT en insuffisance cardiaque doit être initié exclusivement en milieu supervisé, après épreuve d’effort et optimisation thérapeutique, conformément aux recommandations ESC (ESC Guidelines 2020).

Vieillissement, seniors et sportifs de force

L’activité AMPK musculaire diminue avec l’âge, avec une réponse atténuée à la contraction, contribuant à la sarcopénie (Experimental Gerontology, 2014). Le HIIT adapté améliore la VO2max et la force fonctionnelle chez les seniors, souvent avec une meilleure adhésion, sans excès d’événements indésirables si bien supervisé ; le risque de chutes étant plus élevé, un dépistage cardiovasculaire et une évaluation de la fragilité sont recommandés avant toute prescription intense.

Chez l’athlète de force, l’ajout d’un travail métabolique pose la question de l’interférence AMPK-mTORC1 : une revue de 42 études indique qu’un ordre “force puis endurance”, espacé de plus de 3 heures, limite l’interférence moléculaire aiguë (Frontiers in Sports and Active Living, 2026). Pour le CrossFit, une analyse rapporte des bénéfices sur la composition corporelle et une réduction de 35 % du risque de blessure avec une périodisation respectée (EFSUPIT, 2025), mais une revue sur plus de 12 000 pratiquants rapporte une prévalence de blessures de 35,3 % (épaule, rachis, genou) (PubMed, 2022) : encadrement certifié et progressivité de charge sont indispensables pour prévenir la rhabdomyolyse chez les débutants.

Tableau 3 : synthèse des recommandations par population

PopulationIntensité recommandéeFréquence hebdomadairePrécautions clés
Obésité85-95 % FCmax (intervalles courts)2-3 séances HIIT + 2 renforcementDépistage CV si ≥2 facteurs de risque
Diabète de type 280-95 % FCmax, intervalles 30s-4min3 séances + 2 renforcementDépistage rétinopathie/néphropathie/neuropathie ; risque hypoglycémique
Prédiabète/insulinorésistance80-90 % FCmax3-4 séancesVérifier risque CV global
Hypertension artérielle70-85 % FCmax (HTA contrôlée uniquement)3 séancesContre-indication absolue si HTA sévère non contrôlée (≥180/110)
Syndrome métaboliqueProtocoles courts (4×4 ou 10×1 min)2-3 séances + renforcementBilan cardiométabolique de base
Insuffisance cardiaque stable85-95 % FC pic, protocoles 4×4 min2-3 séances strictement superviséesAvis cardiologique et épreuve d’effort obligatoires
Seniors (sarcopénie, fragilité)70-85 % FCmax ou 60-80 % 1RM2-3 séancesÉvaluation fragilité/chutes ; supervision en début de programme
Sportifs de forceDominante glycolytique/anaérobie courte1-2 séances métaboliques, espacées >3hEspacement pour limiter interférence AMPK-mTOR
Pratiquants de CrossFitVariable selon WOD, périodisation planifiée3-4 séancesEncadrement technique, prévention rhabdomyolyse

Encadré 3 : message clé de sécurité

Pour toutes les populations à risque cardiovasculaire élevé, insuffisance cardiaque, hypertension artérielle sévère non contrôlée ou diabète avec complications micro/macrovasculaires, un avis médical préalable et une évaluation formalisée du risque sont impératifs avant toute prescription de HIIT, de résistance métabolique intense ou de CrossFit, avec initiation progressive sous supervision qualifiée et ajustement individualisé.

Messages clés : l’entraînement activant l’AMPK bénéficie à un large éventail de populations cliniques, avec des niveaux de preuve élevés pour l’obésité, le diabète de type 2 et le syndrome métabolique ; les précautions varient fortement (contre-indication absolue en HTA sévère non contrôlée, supervision stricte en insuffisance cardiaque, dépistage systématique en diabète). Pour les sportifs de force, l’espacement des séances (plus de 3 heures) limite l’interférence AMPK-mTOR sans l’annuler.


Perspectives futures

Cette synthèse met en lumière un paradoxe caractéristique de la biologie de l’exercice : le cadre mécanistique général de l’AMPK (LKB1, CaMKKβ, inhibition de mTORC1, activation de PGC-1α et d’ULK1) repose sur des bases précliniques solides, mais de nombreux détails fins (rôle exact de TAK1, lien avec PINK1/Parkin, boucle SIRT1-NAD⁺, rôle dans l’autophagie en stress aigu) demeurent établis quasi exclusivement chez l’animal. Quatre axes de recherche sont prioritaires : études mécanistiques humaines combinant biopsies et approches “-omiques” ; validation métabolique directe pour les modalités hybrides (CrossFit, Farmer Carry, Sled Push, kettlebell, corde à sauter), dont la popularité croissante contraste avec l’absence de biopsies dédiées ; suivi des essais en cours sur AMPK et longévité (MILES, syndrome métabolique), qui porteront probablement sur des biomarqueurs de substitution plutôt que des critères cliniques durs ; et essais sur l’entraînement concurrent stratifiés par niveau d’entraînement et par sexe.

🟢 La recherche sur l’AMPK illustre comment la science avance : un modèle simple (“brûle les graisses”, “active l’autophagie”, “prolonge la vie”) se complexifie avec les données, révélant des nuances contexte-dépendantes et un écart entre souris et humain.

Le développement d’outils de mesure non invasifs de l’AMPK serait une avancée majeure pour la médecine du sport. En attendant, l’exercice structuré, combinant résistance et travail aérobie à intensité modérée à élevée, pratiqué avec régularité et adapté au profil de risque individuel, demeure la seule intervention soutenue par des méta-analyses de RCT humains pour les bénéfices liés au vieillissement musculaire et métabolique.


Références

  1. Hardie DG. AMP-activated/SNF1 protein kinases: conserved guardians of cellular energy. Nat Rev Mol Cell Biol. 2007;8:774-785. https://www.nature.com/articles/nrm2249
  2. Kjøbsted R, Hingst JR, Fentz J, et al. AMPK in skeletal muscle function and metabolism. FASEB J. 2018. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC5945561/
  3. Bateman A. The structure of a domain common to archaebacteria and the homocystinuria disease protein. Trends Biochem Sci. 1997. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/9301324/
  4. Étude d’expression de la sous-unité γ3 de l’AMPK. Am J Physiol Endocrinol Metab. 2004. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/14559719/
  5. Xiao B, Sanders MJ, Underwood E, et al. Structure of mammalian AMPK and its regulation by ADP. Nature. 2011. https://www.nature.com/articles/nature09932
  6. Hardie DG, Ross FA, Hawley SA. AMPK: a nutrient and energy sensor that maintains energy homeostasis. Nat Rev Mol Cell Biol. 2012;13:251-262. https://www.nature.com/articles/nrm3311
  7. Steinberg GR, Hardie DG. New insights into activation and function of the AMPK. Nat Rev Mol Cell Biol. 2022. https://www.nature.com/articles/s41580-022-00547-x
  8. Wojtaszewski JFP, et al. Isoform-specific and exercise intensity-dependent activation of AMPK in human skeletal muscle. J Physiol. 2000. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC2270117/
  9. Chen ZP, et al. Effect of exercise intensity on skeletal muscle AMPK signaling in humans. Diabetes. 2003. https://diabetesjournals.org/diabetes/article/52/9/2205/11504/
  10. McConell GK, et al. Short-term exercise training reduces AMPK signaling. J Physiol. 2005. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC1474728/
  11. Sakamoto K, et al. Deficiency of LKB1 in skeletal muscle prevents AMPK activation and glucose uptake during contraction. EMBO J. 2005.
  12. Sakamoto K, et al. LKB1 and AMPK-related kinase activity. Am J Physiol Endocrinol Metab. 2004. https://journals.physiology.org/doi/full/10.1152/ajpendo.00074.2004
  13. Koh HJ, et al. Skeletal muscle-selective knockout of LKB1. Mol Cell Biol. 2006.
  14. Hawley SA, et al. Calmodulin-dependent protein kinase kinase-β is an alternative upstream kinase for AMPK. Cell Metab. 2005.
  15. Woods A, et al. Ca2+/calmodulin-dependent protein kinase kinase-β acts upstream of AMPK. Cell Metab. 2005.
  16. Revue caféine et signalisation musculaire. Frontiers in Physiology. 2026. https://www.frontiersin.org/journals/physiology/articles/10.3389/fphys.2026.1875283/full
  17. Is TAK1 a direct upstream kinase of AMPK? Cellular Signalling. 2018. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30111748/
  18. Hindi SM, et al. TAK1 regulates skeletal muscle mass and mitochondrial function. JCI Insight. 2018. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC5821216/
  19. Jäger S, Handschin C, St-Pierre J, Spiegelman BM. AMPK action in skeletal muscle via direct phosphorylation of PGC-1α. Proc Natl Acad Sci USA. 2007. https://www.pnas.org/doi/full/10.1073/pnas.0705070104
  20. Wright DC, et al. Acute endurance exercise increases the nuclear abundance of PGC-1α. Am J Physiol Regul Integr Comp Physiol. 2010. https://journals.physiology.org/doi/full/10.1152/ajpregu.00409.2009
  21. Revue muscle-fat crosstalk. Pharmaceuticals. 2025. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12389176/
  22. Brandauer J, et al. AMPK controls exercise training- and AICAR-induced increases in SIRT3 and MnSOD. Front Physiol. 2015. https://www.frontiersin.org/journals/physiology/articles/10.3389/fphys.2015.00085/full
  23. Bartlett JD, et al. HIIT vs MICT, AMPK Thr172, PGC-1α mRNA/protéine. J Appl Physiol. 2012. DOI: 10.1152/japplphysiol.01040.2011
  24. McGee SL, et al. AMPK regulates GLUT4 transcription by phosphorylating HDAC5. Diabetes. 2008.
  25. Kjøbsted R, et al. AMPKγ3 controls muscle glucose uptake in recovery from exercise. Diabetes. 2023. https://diabetesjournals.org/diabetes/article/72/10/1397/153438/
  26. O’Neill HM, et al. AMPK β1β2 muscle null mice reveal an essential role for AMPK. Proc Natl Acad Sci USA. 2011.
  27. Laker RC, et al. AMPK phosphorylation of Ulk1 is required for exercise-induced mitophagy. Nat Commun. 2017. https://www.nature.com/articles/s41467-017-00520-9
  28. Gwinn DM, Shackelford DB, Egan DF, et al. AMPK phosphorylation of raptor mediates a metabolic checkpoint. Mol Cell. 2008. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/18439900/
  29. Inoki K, Zhu T, Guan KL. TSC2 mediates cellular energy response. Cell. 2003, détaillé dans Cold Spring Harb Perspect Biol. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC4526743/
  30. Cantó C, Gerhart-Hines Z, Feige JN, et al. AMPK regulates energy expenditure by modulating NAD+ metabolism and SIRT1 activity. Nature. 2009. https://fcf.usp.br/arquivos/assist_administrativa/Canto%20and%20Auwerx%20Nature%20(1)_2.pdf
  31. Cantó C, Jiang LQ, Deshmukh AS, et al. Interdependence of AMPK and SIRT1. Cell Metab. 2010. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC3616265/
  32. Lan F, Cacicedo JM, Ruderman N, Ido Y. SIRT1 modulation of LKB1. J Biol Chem. 2008.
  33. Gomes AP, Price NL, Ling AJ, et al. Declining NAD+ induces a pseudohypoxic state during aging. Cell. 2013.
  34. Wilson JM, et al. Concurrent training: a meta-analysis. J Strength Cond Res. 2012. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12675965/table/TAB1/
  35. Huiberts RO, et al. Systematic review and meta-analysis on concurrent training interference. 2024. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12675965/table/TAB1/
  36. Zhang CS, et al. mTORC1 directly inhibits AMPK to promote cell proliferation under nutrient stress. Nat Metab. 2020. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC6986917/
  37. Fyfe JJ, et al. Aerobic exercise intensity does not affect anabolic signaling following resistance exercise in endurance athletes. Sci Rep. 2021. https://www.nature.com/articles/s41598-021-90274-8
  38. Kristensen DE, Albers PH, Prats C, Baba O, Birk JB, Wojtaszewski JF. AMPK phosphorylation, complexe α2β2γ3, HIIT vs MICT. J Physiol. 2015. DOI: 10.1113/JP270453
  39. Fujii N, Hayashi T, Hirshman MF, et al. AMPK et intensité d’exercice. Biochem Biophys Res Commun. 2000.
  40. Egan B, Carson BP, Garcia-Roves PM, et al. Exercise intensity-dependent regulation of PGC-1α mRNA. J Physiol. 2010. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC2887994/
  41. Sousa JP, et al. Magnitude and duration of EPOC following HIIE, SIE, MICE. Revue systématique. 2021. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32656951/
  42. Little JP, Safdar A, Bishop D, Tarnopolsky MA, Gibala MJ. Abondance nucléaire PGC-1α. Am J Physiol Regul Integr Comp Physiol. 2011. DOI: 10.1152/ajpregu.00350.2010
  43. Little JP, Safdar A, Wilkin GP, Tarnopolsky MA, Gibala MJ. Low-volume HIIT et biogenèse mitochondriale. J Physiol. 2010. DOI: 10.1113/jphysiol.2010.188011
  44. Burgomaster KA, Heigenhauser GJ, Gibala MJ. Glycogène musculaire, sprint interval training. J Appl Physiol. 2006. DOI: 10.1152/japplphysiol.00027.2006
  45. Dreyer HC, Fujita S, Cadenas JG, Chinkes DL, Volpi E, Rasmussen BB. Resistance exercise increases AMPK activity and reduces 4E-BP1. J Physiol. 2006. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC1890364/
  46. Porter C, Reidy PT, Bhattarai N, Sidossis LS, Rasmussen BB. Resistance exercise training et fonction mitochondriale humaine. Med Sci Sports Exerc. 2015. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC4478283/
  47. MacInnis MJ, Zacharewicz E, Martin BJ, et al. Adaptations mitochondriales HIIT vs continu apparié. J Physiol. 2017. DOI: 10.1113/JP273196
  48. Jacob N, Novaes JS, Behm DG, Vieira JG, Dias MR, Vianna JM. Characterization of Hormonal, Metabolic, and Inflammatory Responses to CrossFit training. Front Physiol. 2020. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC7485252/
  49. Farrar RE, Mayhew JL, Koch AJ. Oxygen cost of kettlebell swings. J Strength Cond Res. 2010. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/20300022/
  50. Town GP, Sol N, Sinning WE. Rope skipping rate and energy expenditure. Med Sci Sports Exerc. 1980. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/7421480/
  51. Ainsworth BE, et al. 2011 Compendium of Physical Activities. https://cdn-links.lww.com/permalink/mss/a/mss_43_8_2011_06_13_ainsworth_202093_sdc1.pdf
  52. 2024 Adult Compendium of Physical Activities. J Sport Health Sci. 2024. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10818145/
  53. Torma F, Gombos Z, Jokai M, Takeda M, Mimura T, Radak Z. HIIT and molecular adaptive response of skeletal muscle. Sports Med Health Sci. 2019. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC9219277/
  54. Does AMPK bind glycogen in skeletal muscle? Essays in Biochemistry. 2024. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC11576187/
  55. Hagerman FC, et al. Energy expenditure during simulated rowing. J Appl Physiol. 1978. https://journals.physiology.org/doi/abs/10.1152/jappl.1978.45.1.87
  56. Keogh J, et al. A biomechanical analysis of the farmers walk. Bond University. https://pure.bond.edu.au/ws/files/9659702/A_biomechanical_analysis_of_the_farmers_walk_and_comparison_with_the_deadlift_and_unloaded_walk.pdf
  57. The Quantification of Muscle Activation During the Loaded Carry. Int J Exerc Sci. 2024. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC11042841/
  58. Upper Limb Activation During the Farmer’s Walk. TopSCHOLAR/WKU. 2025. https://digitalcommons.wku.edu/ijesab/vol15/iss7/23/
  59. Efectos agudos de un protocolo de farmer’s carry inclinado. Retos. 2025. https://revistaretos.org/index.php/retos/article/download/118938/85105/520917
  60. Determination of Repetitive Jumping Intensity Relative to Measured VO2max. Thèse WKU. https://digitalcommons.wku.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=2211&context=theses
  61. Anaerobic and aerobic responses of males and females to rope skipping. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/7070253/
  62. Miller C, et al. A Comparison of Measured Versus Estimated METs During the Farmer’s Carry and Sled Push Exercises. UNLV. 2025. https://oasis.library.unlv.edu/scholarship_kin/vol6/iss1/8/
  63. Woulfe C. The Acute Physiological Effects of Strongman Training. Thèse AUT. https://openrepository.aut.ac.nz/bitstreams/a11f4dc7-40aa-4e5c-b2d0-0a41df1cb1ec/download
  64. Acute Physiological Responses to Strongman Training. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26439778/
  65. Harris RC, et al. The time course of phosphorylcreatine resynthesis during recovery. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/1034909/
  66. Muscle Energetics During Explosive Activities. Gatorade Sports Science Institute. https://www.gssiweb.org/sports-science-exchange/article/muscle-energetics-during-explosive-activities-and-the-potential-effects-of-nutrition
  67. Richter EA, Ruderman NB. AMPK and the biochemistry of exercise. Biochem J. 2009. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC2779044/
  68. Little JP, et al. Brief intense interval exercise activates AMPK and p38 MAPK signaling. J Appl Physiol. 2009. https://journals.physiology.org/doi/full/10.1152/japplphysiol.90880.2008
  69. The order of concurrent training affects mTOR signaling. Physiol Rep. 2020. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC7153037/
  70. Ratamess NA, et al. Central and Peripheral Fatigue During Resistance Exercise. J Hum Kinet. 2015. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC4723165/
  71. Efficacy of 12-Week Handgrip Strength Training Program Amongst Older Adults. The Sport Journal. 2025. https://thesportjournal.org/article/efficacy-of-12-week-handgrip-strength-training-program-amongst-older-adults-a-pilot-study/
  72. The Complete Norwegian 4×4 Workout Protocol Guide. https://norwegian4x4.com/guides/norwegian-4×4-workout-guide.pdf
  73. Exploring acute physiological adaptations to circuit strength training. Sci Rep. 2026. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12873116/
  74. Fu Q, Levine BD. Cardiovascular drift during prolonged exercise. 2001. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/11337829/
  75. Influence of Different Rope Jumping Methods on Adolescents’ Lower Limb Biomechanics. Children (MDPI). 2022. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC9139829/
  76. Hybrid Pro Coach. HYROX Grip Strength Training. https://hybridprocoach.com/FR-FR/blogs/hyrox/hyrox-grip-strength-training
  77. Calorie Restriction: Is AMPK a Key Sensor and Effector? Physiology. 2011. https://journals.physiology.org/doi/full/10.1152/physiol.00010.2011
  78. AMPK: The energy sensor at the crossroads of aging and cancer. Semin Cancer Biol. 2024. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/39197808/
  79. AMPK activation can delay aging. Discoveries. 2015. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC6941559/
  80. AMPK and mTOR regulate autophagy through direct phosphorylation of Ulk1. Nat Cell Biol. 2011. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21258367/
  81. The Association of AMPK with ULK1 Regulates Autophagy. PLoS ONE. 2010. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC2972217/
  82. Role of AMPK in autophagy. Front Physiol. 2022. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC9732440/
  83. Redefining the role of AMPK in autophagy and the energy stress response. Nat Commun. 2023. https://www.nature.com/articles/s41467-023-38401-z
  84. A paradigm shift: AMPK negatively regulates ULK1 activity. Autophagy. 2023. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC11062351/
  85. Role of AMPK mediated pathways in autophagy and aging. 2022. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34838647/
  86. PINK1/Parkin Pathway Activation for Mitochondrial Quality Control. Front Aging Neurosci. 2022. https://www.frontiersin.org/journals/aging-neuroscience/articles/10.3389/fnagi.2022.890823/full
  87. Pink1 at the crossroads of aging, exercise, and diet in Parkinson’s disease. Front Aging Neurosci. 2026. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC13106505/
  88. Regulatory Roles of PINK1-Parkin and AMPK in Ubiquitin-Mediated Mitophagy. 2020. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33343399/
  89. Deficiency of parkin and PINK1 impairs age-dependent mitophagy in Drosophila. eLife. 2018. https://elifesciences.org/articles/35878
  90. PINK1- and Parkin-mediated mitophagy at a glance. J Cell Sci. 2012. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC3656616/
  91. Enzyme Triggers Parkin Protein to Quickly Clear Damaged Mitochondria. Parkinson’s News Today. 2021. https://parkinsonsnewstoday.com/news/enzyme-ampk-trigger-quickly-parkin-protein-clear-damaged-mitochondria-study/
  92. AMPK-PINK1/Parkin Mediated Mitophagy Is Necessary for Alleviating Oxidative Stress. Antioxidants. 2021. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC8698696/
  93. Obligatory Role of AMPK Activation and Antioxidant Defense (Bmal1/Nrf2). Cells. 2022. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC9563310/
  94. Acute Regulation of Vascular Tone by AMP-activated Protein Kinase. Thèse, Université de Waterloo. 2011. https://uwspace.uwaterloo.ca/items/0f05d437-44ef-4f09-b303-9256f57d5dc7
  95. AMPK activator O304 improves metabolic and cardiac function in aging mice. Commun Biol. 2021. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC8602430/
  96. The Metformin Mechanism on Gluconeogenesis and AMPK Activation. 2020. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32375255/
  97. Insulin resistance and fuel homeostasis: the role of AMP-activated protein kinase. 2009. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/19245658/
  98. Targeting AMPK Signaling as a Neuroprotective Strategy in Parkinson’s Disease. J Parkinsons Dis. 2018. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC6004921/
  99. Magnolol improves Alzheimer’s disease-like pathologies via AMPK/mTOR/ULK1. Biomed Pharmacother. 2023. https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0300908421002716
  100. Sarcopenia: Aging-Related Loss of Muscle Mass and Function. Physiol Rev. 2018. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC6442923/
  101. Isoform-specific and exercise intensity-dependent activation of AMPK. J Physiol. 2000. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC2270117/
  102. Weight Control (AMPK et MEF2/myogénine dans le muscle vieillissant). Age. 2013. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4039279/
  103. Effects of resistance training in healthy older people with sarcopenia. Méta-analyse. 2021. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34763651/
  104. Optimal resistance training prescriptions for sarcopenia. Revue systématique et méta-analyse. 2025. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41212331/
  105. Exercise Programs for Muscle Mass, Muscle Strength and Physical Performance in Older Adults with Sarcopenia. Méta-analyse. Aging Dis. 2020. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC7390512/
  106. Efficacy of Exercise on Muscle Function and Physical Performance in Older Adults with Sarcopenia. Méta-analyse mise à jour. 2022. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35805870/
  107. Influence of Resistance Training Variables to Improve Muscle Mass in Sarcopenia. Méta-analyse. J Cachexia Sarcopenia Muscle. 2025. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12688407/
  108. The Effect of Resistance Training on the Rehabilitation of Elderly Patients with Sarcopenia. Méta-analyse. IJERPH. 2022. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC9739568/
  109. Exercise preserves physical fitness during aging through AMPK and mitochondrial dynamics (C. elegans). PNAS. 2023. https://www.pnas.org/doi/10.1073/pnas.2204750120
  110. AMPK and PPARδ agonists are exercise mimetics. Cell. 2008. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC2706130/
  111. Kjøbsted R, et al. AMPK and Exercise: Glucose Uptake and Insulin Sensitivity. Diabetes Metab J. 2013. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC3579147/
  112. Thompson WR, et al. High intensity training in obesity: a Meta-analysis. Obes Sci Pract. 2017. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC5598019/
  113. Efficacy of High-Intensity Exercise in Women With Prediabetes. ClinicalTrials.gov, NCT05435196. 2022. https://clinicaltrials.gov/study/NCT05435196
  114. Effects of High-Intensity Interval Training on Blood Pressure Levels in Hypertensive Patients: A Systematic Review and Meta-Analysis of RCTs. 2024. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/39768368/
  115. High-intensity interval training for cardiometabolic health in adults with metabolic syndrome: a systematic review and meta-analysis of RCTs. Br J Sports Med. 2024;58(21):1267-1284. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/39256000/
  116. High-Intensity Interval Training Versus Moderate Continuous Training in Patients With HFpEF. Revue systématique et méta-analyse. 2023. https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0146280623001378
  117. Effect of High-Intensity Interval Training on Functional Capacity in Chronic Heart Failure. Étude de cohorte prospective. 2024. http://impactfactor.org/PDF/IJCPR/18/IJCPR,Vol18,Issue3,Article47.pdf
  118. Controlled study of myocardial recovery after interval training in heart failure: SMARTEX-HF, rationale and design. Eur J Prev Cardiol. 2012. https://academic.oup.com/eurjpc/article/19/4/813/5928163
  119. The SMARTEX Heart Failure Study. ClinicalTrials.gov, NCT00917046. 2009. https://clinicaltrials.gov/study/NCT00917046
  120. High-Intensity Interval Training for Patients With Cardiovascular Disease, Is It Safe? Revue systématique. J Am Heart Assoc. 2018. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC6404189/
  121. High-intensity interval training for health benefits and care of cardiac and cardiovascular disease. World J Cardiol. 2019. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC6763680/
  122. 2020 ESC Guidelines on sports cardiology and exercise in patients with cardiovascular disease. Eur Heart J. 2020. https://www.pascar.org/uploads/files/2020_ESC_Guidelines_on_Sports_Cardiology.pdf
  123. Treadmill Stress Testing. StatPearls, NCBI Bookshelf. 2023. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK499903/
  124. Exercise Stress Testing in Clinical Cardiology. J Clin Med. 2026. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12942606/
  125. Kim HJ, Lee SH. Sarcopenia targeting with autophagy mechanism by exercise. 2019. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30526769/
  126. The effects of age and muscle contraction on AMPK activity isoform composition. Exp Gerontol. 2014. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC4081450/
  127. The effects, mechanisms, and influencing factors of concurrent training (sequence effect, interference effect). Front Sports Act Living. 2026. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12885173/
  128. CrossFit®: A multidimensional analysis of physiological adaptations, injury risk and recovery strategies. EFSUPIT. 2025. https://www.efsupit.ro/images/stories/march2025/Art%2065.pdf
  129. Injury in CrossFit®: A Systematic Review of Epidemiology and Risk Factors. 2022. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33322981/
  130. Prevention of exercise-related injuries and adverse events in people with type 2 diabetes. Postgrad Med J. 2013;89(1058):715. https://academic.oup.com/pmj/article/89/1058/715/6987488
  131. Gwinn DM, Shackelford DB, Egan DF, et al. AMPK phosphorylation of raptor mediates a metabolic checkpoint. Mol Cell. 2008. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/18439900/
  132. Cantó C, Gerhart-Hines Z, Feige JN, et al. AMPK regulates energy expenditure by modulating NAD+ metabolism and SIRT1 activity. Nature. 2009. https://fcf.usp.br/arquivos/assist_administrativa/Canto%20and%20Auwerx%20Nature%20(1)_2.pdf
  133. Cantó C, Jiang LQ, Deshmukh AS, et al. Interdependence of AMPK and SIRT1 for metabolic adaptation to fasting and exercise in skeletal muscle. Cell Metab. 2010. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC3616265/
  134. Zhang CS, et al. mTORC1 directly inhibits AMPK to promote cell proliferation under nutrient stress. Nat Metab. 2020. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC6986917/
  135. Wilson JM, et al. Concurrent training: a meta-analysis examining interference of aerobic and resistance exercise. J Strength Cond Res. 2012. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12675965/table/TAB1/
  136. Huiberts RO, et al. Systematic review and meta-analysis on concurrent training interference. 2024. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12675965/table/TAB1/
  137. Fyfe JJ, et al. Aerobic exercise intensity does not affect the anabolic signaling following resistance exercise in endurance athletes. Sci Rep. 2021. https://www.nature.com/articles/s41598-021-90274-8
  138. Laker RC, et al. AMPK phosphorylation of Ulk1 is required for targeting of mitochondria to lysosomes in exercise-induced mitophagy. Nat Commun. 2017. https://www.nature.com/articles/s41467-017-00520-9
  139. Jäger S, Handschin C, St-Pierre J, Spiegelman BM. AMP-activated protein kinase (AMPK) action in skeletal muscle via direct phosphorylation of PGC-1α. Proc Natl Acad Sci USA. 2007. https://www.pnas.org/doi/full/10.1073/pnas.0705070104
  140. Wright DC, et al. Acute endurance exercise increases the nuclear abundance of PGC-1α in trained human skeletal muscle. Am J Physiol Regul Integr Comp Physiol. 2010. https://journals.physiology.org/doi/full/10.1152/ajpregu.00409.2009
  141. Brandauer J, et al. AMP-activated protein kinase controls exercise training- and AICAR-induced increases in SIRT3 and MnSOD. Front Physiol. 2015. https://www.frontiersin.org/journals/physiology/articles/10.3389/fphys.2015.00085/full
  142. Chen ZP, et al. Effect of exercise intensity on skeletal muscle AMPK signaling in humans. Diabetes. 2003. https://diabetesjournals.org/diabetes/article/52/9/2205/11504/
  143. Kjøbsted R, et al. AMPKγ3 controls muscle glucose uptake in recovery from exercise and contraction. Diabetes. 2023. https://diabetesjournals.org/diabetes/article/72/10/1397/153438/
  144. McGee SL, et al. AMP-activated protein kinase regulates GLUT4 transcription by phosphorylating histone deacetylase 5. Diabetes. 2008.
  145. O’Neill HM, et al. AMPK β1β2 muscle null mice reveal an essential role for AMPK in maintaining mitochondrial content and glucose uptake during exercise. Proc Natl Acad Sci USA. 2011.
  146. Vissing K, et al. New developments in AMPK and mTORC1 cross-talk. Essays Biochem. 2024. https://portlandpress.com/essaysbiochem/article/68/3/321/234702/
  147. Is TAK1 a direct upstream kinase of AMPK? Cellular Signalling. 2018. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30111748/
  148. Hindi SM, et al. TAK1 regulates skeletal muscle mass and mitochondrial function. JCI Insight. 2018. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC5821216/
  149. Lan F, Cacicedo JM, Ruderman N, Ido Y. SIRT1 modulation of the acetylation status, cytosolic localization, and activity of LKB1. J Biol Chem. 2008.
  150. Gomes AP, Price NL, Ling AJ, et al. Declining NAD+ induces a pseudohypoxic state disrupting nuclear-mitochondrial communication during aging. Cell. 2013.

Équipe NutriCellScience


NutriCellScience, Mark DOWN

Réponse

  1. […] musculaire, notamment via AMPK et les voies de l’adaptation à l’effort, permet au muscle de capter le glucose pendant la contraction par des voies en partie […]

Laisser un commentaire

En savoir plus sur NutricellScience

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture